Conventions fiscales — CARF et accords bilatéraux

Monaco a conclu des accords d'échange d'informations fiscales avec de nombreux États et applique la norme internationale d'échange automatique sur les comptes financiers. Elle s'est aussi engagée sur le cadre de déclaration des crypto-actifs. Les structures patrimoniales doivent documenter l'origine et la nature de leurs actifs.

La Principauté et la transparence fiscale internationale

Depuis une quinzaine d'années, Monaco s'est inscrite dans le mouvement international de transparence fiscale. Elle a signé des accords d'échange de renseignements avec un grand nombre d'États et participe à l'échange automatique d'informations sur les comptes financiers selon la norme commune appelée CRS.

Pour les entreprises et les particuliers, la conséquence est simple : les informations détenues par les établissements financiers de la Principauté peuvent être transmises aux administrations fiscales d'autres pays. La confidentialité bancaire d'autrefois n'existe plus dans ces conditions.

Cette évolution change la manière de conseiller les clients. Autrefois, la discrétion était un argument central ; aujourd'hui, la conformité et la transparence sont des critères d'accès aux services bancaires. Les structures bien documentées, qui expliquent clairement leur finalité, sont mieux accueillies par les établissements que celles qui peinent à justifier leur existence.

Ce que recouvrent CRS et CARF

Le CRS vise les comptes financiers détenus par des résidents d'autres pays : les institutions financières identifient leurs clients, recueillent leur résidence fiscale et déclarent certaines informations à leur administration, qui les transmet à celle du pays concerné.

Le CARF est le cadre de l'OCDE pour la déclaration des crypto-actifs. Monaco s'est engagée dans sa mise en œuvre, avec un calendrier à suivre sur les sources officielles. Les prestataires de services de crypto-actifs seront concernés en premier lieu.

Ces dispositifs imposent des obligations aux établissements, pas directement aux clients. Mais ils conduisent les établissements à vous demander des documents et des auto-certifications qu'il faut fournir avec exactitude.

Lors de l'ouverture ou de la revue d'un compte, la banque demande une auto-certification de résidence fiscale. Remplissez-la avec soin et signalez tout changement de situation. Une information inexacte ou périmée peut entraîner des déclarations erronées, et vous expose à des questions de plusieurs administrations.

Les établissements doivent aussi rendre compte à leurs autorités de contrôle. Lorsqu'un client tarde à fournir les documents demandés, la banque peut restreindre l'accès à certains services, voire clôturer le compte. Répondre vite et complètement est donc dans votre intérêt.

Structures patrimoniales et family offices : documentation attendue

Les structures qui gèrent un patrimoine familial doivent pouvoir expliquer l'origine des fonds, la finalité de chaque entité, l'identité des bénéficiaires et la substance de leurs activités. Cette exigence découle de la lutte contre le blanchiment et du contexte de transparence fiscale.

Constituez pour chaque entité un dossier de référence : statuts, registres, procès-verbaux, contrats, relevés bancaires, justificatifs d'origine des apports. Actualisez-le chaque année, et à chaque événement significatif, comme une cession ou une restructuration.

Les bénéficiaires effectifs d'une société doivent pouvoir être identifiés. Les registres tenus par la Principauté et les obligations de déclaration associées ont renforcé la visibilité de ces informations. Vérifiez que les données déposées reflètent bien la composition actuelle du capital et de la gouvernance.

Opérations transfrontalières et cohérence des déclarations

Les informations déclarées dans un pays doivent rester cohérentes avec celles transmises dans un autre. Un décalage entre le revenu déclaré par un contribuable et les informations reçues par son administration sur des comptes détenus à l'étranger attire l'attention et appelle des explications.

Soyez attentif aux montants, aux dates et à la qualification des revenus. Un conseil fiscal qui connaît les deux systèmes vous aidera à présenter l'ensemble de manière cohérente, et à régulariser en amont toute situation ancienne qui le nécessiterait.

Dans les structures complexes, les flux entre entités doivent reposer sur des contrats écrits : prêts, redevances, refacturations. Les prix doivent être cohérents avec ceux qui seraient pratiqués entre tiers. Un contrat daté, signé et appliqué est une protection essentielle en cas de question de plusieurs administrations.

Bonnes pratiques de conservation et de preuve

Les documents financiers et juridiques doivent être conservés pendant les durées légales, souvent plus longues que ce que l'on imagine. Prévoyez un archivage numérique organisé, avec des noms de fichiers cohérents, des sauvegardes et un plan d'accès en cas d'absence ou de décès du dirigeant.

Désignez enfin une personne responsable de la conformité documentaire. Dans une petite structure, ce peut être le dirigeant ; dans une structure plus importante, un responsable administratif ou un prestataire externe. L'important est que la responsabilité soit explicite.

Si vous avez un doute sur une situation ancienne, mieux vaut en discuter avec un avocat fiscaliste avant que l'information ne circule entre administrations. Une régularisation spontanée est en général mieux traitée qu'une découverte lors d'un échange automatique, même si les conditions varient selon les pays.

Ce que 4softerp et 4hosting apportent à cette organisation

4softerp tient une comptabilité générale multi-sociétés, pratique quand un patrimoine est logé dans plusieurs entités. 4hosting propose de l'hébergement web et des VPS dans des centres de données de l'Union européenne, par exemple pour héberger un site ou un espace de documents.

Ces outils ne gèrent ni la conformité CRS ou CARF, ni les documents de reporting patrimonial, ni les échanges avec les administrations. La conformité se traite avec votre conseil, vos banques et les autorités. Les outils servent à organiser et à conserver vos données.

N'oubliez pas, enfin, le volet humain : informez vos collaborateurs et partenaires des exigences de conformité, formez les personnes qui collectent les documents, et rappelez régulièrement l'importance de signaler tout changement de résidence, de situation familiale ou de structure. La conformité est autant une culture qu'un ensemble de formulaires.

Gardez en mémoire que les outils de comptabilité et d'hébergement restent des moyens, jamais des garanties de conformité : la qualité de l'information qu'ils contiennent dépend de votre rigueur, et l'interprétation des règles dépend de professionnels agréés.

01
Obstacle

La documentation d'une structure patrimoniale est dispersée entre plusieurs conseils.

Dédouanement

Centralisez les pièces dans un espace unique et organisez-en la mise à jour chaque année.

02
Obstacle

Les contacts avec banques, avocats et fiduciaires ne sont pas suivis.

Dédouanement

Utilisez 4softcrm pour consigner les échanges et les décisions.

03
Obstacle

Les justificatifs d'activité d'une société liée sont difficiles à produire.

Dédouanement

Archivez factures et contrats, et tenez la comptabilité de chaque entité dans 4softerp.

Qu'est-ce que le CRS et concerne-t-il Monaco ?

Le CRS est la norme internationale d'échange automatique d'informations sur les comptes financiers. Monaco l'applique : ses établissements financiers identifient la résidence fiscale de leurs clients et déclarent certaines informations, transmises ensuite aux administrations d'autres pays. Cela s'applique aux établissements, qui peuvent vous demander des documents d'identification et d'auto-certification. Les institutions concernées appliquent ensuite les procédures prévues.

Qu'est-ce que le CARF ?

Le CARF est le cadre de déclaration des crypto-actifs élaboré par l'OCDE, qui vise à faire déclarer certaines opérations sur crypto-actifs et à les échanger entre administrations. Monaco s'est engagée dans sa mise en œuvre. Consultez les sources officielles pour connaître le calendrier d'application et les prestataires concernés. Les échéances se précisent progressivement.

Que doit documenter une structure patrimoniale ?

L'origine des fonds, la finalité de chaque entité, l'identité des bénéficiaires effectifs, la nature des activités et les flux entre entités. Conservez statuts, registres, procès-verbaux, contrats et relevés dans un dossier tenu à jour. Votre conseil juridique et fiscal précisera la liste adaptée à votre structure. Conservez la trace de chaque mise à jour.

4softerp gère-t-il la conformité CRS ou CARF ?

Non. 4softerp est une comptabilité générale multi-sociétés qui ne produit pas de documents de conformité, de reporting patrimonial ou de déclarations aux autorités. Il vous aide à tenir les écritures de chaque entité, tandis que les obligations CRS ou CARF se traitent avec votre conseil, vos banques et les administrations.

Transfrontalier

Conformité CARF : aperçu

Page informative : la conformité CARF/CRS se traite avec votre conseil et les autorités.